9ème Diagonale: Hendaye - Dunkerque du 4 au 7 avril 1993

(dernière mise à jour dimanche 12 novembre 2006)

Diagonale FFCT: carnet de route n° 93019, homologation n° 93001

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  Récit (écrit en avril 1993)

Hendaye-Dunkerque du 4 au 7 Avril 1993

Diagonale faite en solo

Préambule

Cette Diagonale n'aurait pas eu lieu d'être si nous avions pu, Claude Bénistrand et moi, la terminer dans les délais l'an passé. Cela ne s'étant pas produit car nous arrivâmes à Dunkerque 3 heures trop tard, je remets ça en ce début de printemps, et ce afin de boucler la seule Diagonale qui manque à ma collection.

Claude a d'autres projets, en particulier sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, et c'est en solo que j'accomplirai cette diagonale, à l'exception des 200 premiers kilomètres pédalés en compagnie de Jean-Luc Thouvenot, régional de l'étape.

Le mardi 30 mars en fin de matinée, fort de 1200 kilomètres d'entraînement depuis le début de l'année, je quitte Craponne sur le vélo pour une randonnée de 4 jours à travers le Massif central et le Sud-Ouest jusqu'à Assat, à côté de Pau.

Le rhume, le mauvais temps et le vent de face s'étant unis pour me ralentir, c'est à Boulogne/s/Gesse, à 100 kilomètres de Pau que Jean-Luc vient me chercher en voiture le vendredi 2 avril au soir après son boulot.

Plus de 600 kilomètres se sont néanmoins ajoutés dans les jambes, ainsi que quelques nouveaux cols, ce qui est toujours bon pour le physique et pour le moral.

Le samedi 3 avril 1993, les Pyrénées sont recouvertes d'un joli manteau blanc dès l'altitude de 700 ou 800 mètres,

Nous traversons le Béarn et le Pays Basque par un itinéraire vallonné qui culmine au col d'Osquich. Je reste assez souvent dans la roue de Jean-Luc, sauf dans les bosses un peu raides ou un peu longues où, continuant à souffler et à cracher comme un fumeur invétéré, je me fais distancer inexorablement. Après Louhossoa, la pluie se met à tomber avec insistance et, bizarrement, je respire et pédale un peu mieux.

A Hendaye nous couchons et mangeons à l'hôtel et 180 nouveaux kilomètres sont tombés dans notre escarcelle.

Ainsi cette diagonale se présente bien et mal:

1ère étape: Dimanche 4 avril 1993
Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) - La Roche Chalais (Dordogne) 296 km

7h. La formalité de contrôle au commissariat est accomplie. Il pleut et il fait encore nuit dans les rues d'Hendaye. La dynamo Soubitez est grippée elle aussi et refuse de fonctionner. Ce n'est pas grave, il n'y a pas grand monde dehors à cette heure-ci.

A Saint-Jean-de-Luz, l'averse se déchaîne. On s'arrête sous un pont pour signer la carte de départ. A partir de Biarritz, le temps s'améliore, des coins de ciel bleu se combinent avec les nuages gris.

A Bayonne, on s'écarte définitivement du parcours de la Diagonale de l'an passé, il est vrai qu'il y a pléthore de trajets différents pour aller de Hendaye à Dunkerque.

La Nationale 10 est finalement sympathique. Peu de voitures jusqu'à Saint-Geours de Maremme, autoroute parallèle oblige. Après Saint-Geours de Maremme, il y a beaucoup plus de trafic, mais une bande cyclable assez propre permet de rouler en relative sécurité. Afin de rouler de front, nous abandonnons la bande cyclable et empruntons une petite route qui chemine parallèlement à la route nationale, à quelques mètres d'elle.

A Castets, il est néanmoins temps de sortir des nationales battues et de goûter au charme des petites routes éloignées du trafic. Nous faisons parfois plusieurs kilomètres sur ces petites routes des Landes sans rencontrer une seule voiture. Les pins isolent bien du vent d'Ouest, on s'en rend compte dès qu'on traverse une clairière où un fort vent latéral vient fouetter nos roues.

A Saint-Paul en Born, nous retrouvons une route départementale, et à chaque fois que cette route prend la moindre composante vers l'Est, on reçoit une bonne aide dans le dos. On arrive ainsi à Mios avec une bonne avance sur l'horaire.

Nous nous séparons à l'entrée de Talence où Jean-Luc fera une halte avant de rentrer ce soir à Pau par le train.

A cause des sens uniques, la traversée du centre de Bordeaux est plus longue que prévue, Bordeaux qui était la dernière grande ville française où je n'avais pas eu encore la joie de pédaler. A la sortie du pont sur la Garonne, je croise tout un groupe de cyclotouristes qui rentrent sans doute de la concentration départementale d'Ambarès.

Le long de la Garonne, les usines semblent désaffectées et enlèvent bien du cachet à cette rive droite qui pourrait être pittoresque. Juste avant le Grand Pont, une côte toute droite me fait obliquer vers Carbon-Blanc. Je franchis la Dordogne à la sortie de Saint-Vincent de Paul et celle-ci semble plus large que la Garonne. Après Saint-André de Cubzac, je quitte la route nationale 10.

Visiblement, de belles averses sont tombées il y a peu, et c'est l'occasion avec le soleil dans le dos, de visualiser un magnifique arc en ciel de part et d'autre de cette jolie route départementale qui ondule à travers vignobles et pâtures et qui m'amène à Guîtres.

Fort de près d'une heure d'avance sur l'horaire, je décide de continuer à rouler. J'ai acheté une dose de Mir et vais tâcher de trouver une chambre d'hôtel afin de laver toutes ces frusques maculées de sueur qui commencent à coller après 6 jours de vélo.

A La Roche Chalais, la nuit tombe. L'hôtel est fermé, il est vrai que c'est Dimanche, et je me rabats par erreur sur une chambre d'habitant n'ayant ni chauffage ni eau chaude. Je dormirai donc dans le sac de couchage et devrai attendre demain soir pour faire de la lessive et ressentir le bien-être des vêtements propres et secs.

2ème étape: Lundi 5 avril 1993
La Roche Chalais (Dordogne) - Châtillon-sur-Indre (Indre) 258 km

7h30. Le repos a néanmoins été bon et c'est tant mieux parce qu'il fait bien gris quand je quitte La Roche-Chalais. A Chalais, c'est le début du marché et tout comme moi, les marchands semblent peiner pour se mettre en route. Je m'efforce de rouler jusqu'à mi-distance du prochain contrôle afin d'avoir déjà quelques kilomètres dans les jambes au moment de l'arrêt matinal.

Quel contraste avec le beau temps et la forme d'hier soir, on dirait que ce n'est plus le même pays ni le même cycliste! Après Montmoreau, j'atteins Villebois-Lavalette, chef lieu de canton endormi où le bistro a la bonne idée de ne pas être trop éloigné ni de la boulangerie ni du magasin qui vend des yaourts.

Ainsi requinqué, je peux affronter les premières gouttes de la journée sur cette route qui m'amène à Montbron.

Trois kilomètres de faux plat montant m'amènent au 3333ème col de ma collection, le col de Châtain Besson, sis à 235 mètres d'altitude, unique col de la région Poitou-Charentes. Ce col a eu l'honneur d'une pancarte et d'un baptême lors du passage du Tour de France il y a quelques années. Louisette, tenancière du bistrot de l'endroit, me confie que si tous les cols du Tour de France étaient aussi faciles, les cyclistes ne seraient pas trop fatigués.

Louisette a raison et est admirative devant mon itinéraire pour aller jusqu'à Confolens, surtout avec la pluie qui tombe sérieusement. Si elle savait comme le cycliste peut supporter la pluie quand celle-ci est poussée par le vent dans le dos!

A Saint-Germain de Confolens, tout comme à Abzac, les cafés sont fermés et il me faut donc aller jusqu'à Adriers. Le vent me pousse allègrement, c'est superbe et j'en profite de bon coeur. Ainsi, c'est à peine si je remarque lors du passage dans le département de la Vienne, que le billard charentais cède la place à un revêtement rugueux.

Adriers: Contrôle dans un café-épicerie comme tout cyclotouriste affamé et trempé les aime. Le temps ne change pas. Je traverse Montmorillon puis Saint-Germain sur le grand plateau. Angles-sur-l'anglin garde cachés ses attraits. Je fais une dernière pause à Martizay dans un bistrot assez cool où l'on se croirait revenu en mai 1968.

Sur cette ligne droite de plus de 20 kilomètres en montagnes russes, les inscriptions BPR ne sont pas tout à fait effacées. Vu le parcours, ce n'est pas étonnant qu'on puisse, en peloton qui plus est, faire Bordeaux - Paris Randonneurs en moins de 24 heures.

Châtillon-sur-Indre, il est 20h45, j'ai une heure d'avance sur l'horaire. Les plaques métalliques qui encadrent l'entrée de l'hôtel: Logis de France et Bottin Gourmand inquiètent un peu l'Auvergnat que j'ai été à une époque. En fait, alors que je déambule trempé sur la moquette du hall de réception de l'hôtel, je ne sais pas encore que j'aurai un garage couvert pour le vélo, une soupe comme collation, une grande chambre avec douche et surtout radiateur et huit (!) serviettes de toilette, de quoi faire la grande lessive et le grand séchage prévus la veille et que, de plus le lendemain, on m'apportera le petit-déjeuner dans la chambre et le tout pour moins de 200 francs. Bravo l'Auberge de la Tour!

3ème étape: mardi 6 avril 1993
Châtillon-sur-Indre (Indre) - Flavacourt (Oise) 299 km

L'étape a été si bonne que je ne pars qu'à 8 heures passées au lieu de 7 heures. Je me remémore alors les propos de Patrick Plaine affirmant après notre échec de l'an passé qu'une Diagonale ce n'est pas fait pour se faire dorloter, mais là comme la météo ne prévoit aucun changement du temps, je reste très optimiste. Il est d'ailleurs clair que dans l'autre sens, j'aurais sans doute déjà abandonné, car le rhume qui m'encombre toujours les bronches diminue quand même mes facultés d'endurance au mal.

Malgré tout, je ne roule pas si vite que ça, et je m'arrête un bon moment 3 km avant Contres pour manger les provisions achetées à Nouans-les-Fontaines. Je sors de Blois aux environs de midi et dois lutter contre un fort vent latéral au milieu d'un monotone paysage de terres céréalières, pour atteindre enfin le contrôle de Saint-Léonard en Beauce.

Il est 13h25 et le café-restaurant est bondé de travailleurs en train de se restaurer et de deviser bruyamment, tandis qu'au milieu d'eux les tenanciers semblent ne plus savoir où donner de ta tête. Le plat du jour et la sieste, ce sera donc pour un autre endroit, en l'occurrence pour l'abri bus de Membrolles après avoir rempli le sac banane à l'épicerie de Verdes.

Ces instants de restauration puis de somnolence rechargent à point nommé mes batteries, car il faut du tonus pour affronter le vent latéral et supporter le manque de variété du paysage jusqu'à Chartres. En fait, dans cette Beauce bien peu représentative de la France et pourtant au coeur de son île, il n'y a que la forêt de Marchenoir, à la sortie de Saint-Léonard, qui rappelle la diversité du paysage traversé dans cette Diagonale.

A Chartres, j'effectue quelques courses, y compris des piles électriques pour la lampe frontale.

Il n'est pas évident de rester sur la rive droite de l'Eure car toutes les pancartes ont tendance à vous ramener sur la rive gauche. J'y parviens néanmoins, au prix de 2 ou 3 demi-tours, mais une fois à Maintenon, il est près de 20 h, et quitte à faire un demi-tour supplémentaire, je dois franchir l'Eure pour trouver une boulangerie ouverte.

Emmagasinage d'énergie et détente dans un jardin public, tout en faisant quelques prévisions pour la suite de la balade. Normalement, je devais faire halte ce soir à Magny-en-Vexin, où je ne serai pas avant minuit de toute évidence, mais il me semble impératif que je boucle 300 kilomètres avant l'arrêt de la nuit, soit une trentaine de plus que prévu. Comme ça, il ne restera plus que 230 kilomètres demain et je pourrai partir de jour, ce qui sera plus motivant et plus efficace qu'un départ nocturne.

Entre Coulombs et Faveroles, l'espace de cinq kilomètres, je suis sur l'itinéraire du Paris - Brest - Paris d'il y a dix ans. Il fait nuit désormais, et la pluie cingle mon visage. La lampe frontale pallie la défaillance de la dynamo qui se bloque dans l'humidité. Je m'offre 300 mètres de route Nationale 12, à la sortie d'Houdan, histoire de me rappeler combien c'est pénible de rouler au milieu des camions.

Sur la grande ligne droite détrempée qui suit Richebourg, le pneu arrière talonne. J'avise l'unique réverbère à un kilomètre à la ronde et entreprends de changer la chambre à air. Il est 22h30, il pleut à verse, et j'essaie de ne pas trop mettre de sable dans le pneu, ce qui n'est pas facile quand on répare dans ces conditions.

Un coup de gonflette, ça a l'air de tenir et précisément à ce moment là, la lumière du réverbère s'éteint. Il doit être 23h. Peu importe. Ça tient et j'atteins Mantes la Jolie sans encombre malgré la déviation et les gravillons imposés par la construction de la rocade de Limay.

Je m'installe un moment devant l'église. Quelques piétons et quelques automobilistes se promènent dans le coin. Les 12 coups de minuit sonnent. Je pars peu après.

Magny en Vexin, 1h15 du matin, 277 kilomètres, première et dernière carte postale à mon domicile craponnois. J'atteins Gisors tranquillement et décide de m'arrêter peu avant Flavacourt dans une vaste grange repérée depuis la route. Il est déjà 2h45 et il pleut toujours un peu au dehors. Je m'enfouis dans la paille et m'endors. A 3h45, réveil et frissons. Je déplie le tapimat et me glisse dans le duvet, puis remonte le réveil pour 7 heures du matin.

4ème étape: Mercredi 7 avril 1993
Flavacourt (Oise) - Dunkerque (Nord) 230 km

Départ 7h30. Il pleut, encore et encore. Je déjeune au café de Les Fontainettes où l'un des clients semble arroser son licenciement économique. C'est le pays de la Bray et ce n'est pas trop vilain.

J'atteins Poix-de-Picardie sans encombre, si ce n'est l'indisponibilité de mon frein arrière qui hurle à chaque action du levier. Sans doute des gravillons dans les patins, comme à Pau. J'ai beau passer un chiffon entre les patins, ça ne change rien. Tant pis, je me contenterai d'utiliser le frein avant dans les descentes des nombreuse côtes de Picardie qui jalonnent le parcours jusqu'à Dunkerque. En fait, de retour à la maison, je découvrirai que les patins étaient tellement usés que c'est leur support métallique qui freinait sur la jante!

A Long, au bord de la Somme, des traces de peinture attestent du passage des 100 kilomètres pédestres du Val de Somme. Je me restaure dans l'abri bus, à l'abri de la pluie.

Contrôle d'Ailly le Clocher. Je suis bien dans l'horaire et tout baigne, c'est le cas de le dire. Entre Saint-Riquier et le Boisle, quelques petites routes bien rugueuses et bien crottées. Pourvu que je ne crève pas!

Eh bien, si! 2 kilomètres avant Regnauville, je talonne de l'arrière. Je regonfle 2 ou 3 fois, afin d'atteindre un endroit sec pour réparer.

L'endroit sec, c'est un nouvel abri bus à Regnauville. Il est 15h40. Je répare la chambre à air et la sèche méticuleusement ainsi que le pneu dont j'extrais un petit silex. Après le remontage, un léger sifflement m'avertit de l'inefficacité de mon travail. Ni une ni deux, montage de la chambre neuve et du pneu pliable de rechange. Il est 16h30. Ouf, ça tient.

A Hesdin, j'achète un pneu pliable et deux chambres à air, car j'ai des doutes sur l'état du pneu avant et parce que ça me coûtera moins cher de toute façon, pécuniairement et moralement parlant, que de recommencer cette Diagonale.

Il reste 6 heures de délai, c'est ce que nous avions mis l'an passé Claude et moi pour atteindre Dunkerque, par un itinéraire différent en prenant le temps de nous restaurer et en roulant tranquillement.

Fruges, Coyecques. Tout va bien, sauf que la roue avant est à plat. 20 minutes à réparer sous le regard d'un ancien qui est allé à vélo à Dunkerque dans le temps, mais qui est quand même sympa de me passer une serpillière. C'est quand même plus pratique pour réparer sous la pluie. Voilà, le pneu neuf de Hesdin est en place.

Thérouanne. La boulangère a du mal à trouver un tampon. Encore une ou deux bosses puis je me fourvoie un peu dans Arques. De là, j'appelle l'hôtelière à Dunkerque pour l'avertir de mon retard. Je lui avais parler d'arriver vers 20h, et j'avais même envisagé d'arriver vers 18h30, heure limite d'enregistrement du vélo à la gare SNCF.

Après Saint-Omer puis Saint-Momelin, les maisons individuelles qui longent la route jusqu'à Spreuwkoot sont toutes branchées sur le match de foot à la télévision. Je roule tranquillement, fort d'une petite marge qui me laisserait le temps de réparer une crevaison et arrive ainsi au commissariat de Dunkerque à 22h30.

Pas fatigué, mais heureux. Je rejoins l'hôtel peu après, et tandis que je défais les sacoches, suis abordé par un policier en civil qui me demande ma nationalité. Je l'envoie promener sans ménagement, soutenu dans mes propos par l'hôtelière qui le rabroue depuis le perron de son établissement.

Epilogue

Cette Diagonale achève avec bonheur le cycle des neuf Diagonales. C'est une vraie satisfaction. Malgré un rhume tenace et une pluie frisquette qui ne m'a pas permis de recouvrer la santé, je n'ai jamais eu le sentiment de pouvoir échouer dans l'entreprise. Il est vrai que la motivation était là et que, ayant eu très souvent le vent favorable, je n'ai pas eu à lutter contre la fatigue et le manque de repos, à la différence du Triangle de l'an passé.

Les conditions climatiques étaient quand même mauvaises puisque sur le vélo, je n'ai jamais quitté ni le collant long ni les manches longues et que, de Maintenon à Dunkerque, je ne me suis plus séparé de la veste en Goretex.

Enfin, d'avoir roulé avec Jean-Luc de Pau à Bordeaux, à un rythme un peu plus élevé que mon rythme naturel, m'a aussi aidé un peu pour la suite.

Annexe: Vélo et bagages
Le vélo:
Vélo artisanal de 1983, roues de 700, pneus de 23mm, garde-boue et porte-bagages avant et arrière, sacoche de guidon, petites sacoches latérales arrière, éclairage fixe et lampe frontale, 53.40.28 au pédalier et 13.16.18.21.24.28 à la roue libre. Poids du vélo: 12 kilos
Les bagages:
        Marc Liaudon, avril 1993

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