14ème Diagonale: Brest - Perpignan du 9 au 12 avril 2007

(dernière mise à jour samedi 8 décembre 2007)

Diagonale FFCT: carnet de route n° 07125, homologation n° 07028

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  Récit de Jean-Louis Borach

Cinq participants: Jean-Louis Borach, Jean-Pierre Cellier, Michel Giraud, Michel Goni et Marc Liaudon, et, pour les 2 dernières étapes Jean-Luc Thouvenot.

Récit de Jean-Louis Borach en avril 2007

Lundi 9 avril 2007: 1ère étape
Brest (Finistère) – Saint Père-en-Retz (Loire-Atlantique) 286 km

C’est finalement à 6h30 et par 8°C que nous nous élançons du commissariat de Brest. Mes compagnons de route connaissent bien la ville, c’est appréciable, ainsi nous arrivons directement au pont Albert Louppe. Le jour se lève doucement tandis que la température décroît. 4°C puis 0°C à 7h30 en pleine campagne du côté de Daoulas, vivement que le soleil donne !

11h. Les bosses succèdent aux bosses. Nous roulons en court, il fait bon. Casse-croûte rapide à Plouay où nous dégustons la pizza surgelée du coin. Toujours 20 minutes de retard sur nos prévisions, mais le vent est assez favorable et cela ne nous inquiète pas trop. Voici la basilique de Notre Dame d’Auray, je l’attendais, je sais d’après mon Tour de France qu’ici le relief s’aplanit enfin. Nous roulons alors à 30 km/h facilement, en direction de Vannes qui sera notre prochaine halte. Je savoure une canette de Coca bien mérité à 3,70 € tandis que mes amis se restaurent. Pas de problème pour en sortir et trouver la petite route qui joue à saute-mouton avec la voie rapide. Nous en déjouons tous les pièges, notamment dans le cul de sac d’une station service où Jean-Pierre déniche habilement le chemin qui nous ramène à la route en contrebas.

La Roche Bernard : la vue est toujours superbe du pont, la multitude de petits bateaux alignée dans le port comme à la parade est un véritable enchantement. Il fait chaud et la dernière halte à La Chapelle-des-Marais est la bienvenue. Il nous faut encore traverser 20 km de plaine au milieu des marais infestés de moucherons pour atteindre le fameux pont de Saint Nazaire, un bel ouvrage qui s’élève à 60 m au dessus des flots. C’est gratuit depuis 1994, mystère, sans doute 20 ans de péage ont suffit pour le rembourser.

Saint Brévin-les-Pins : une ultime bifurcation pour Saint Père-en-Retz, à 13 km. Il est temps que nous arrivions, car la température chaude jusqu’ici décroît rapidement. Il fait 14°C quand nous trouvons à l’écart du village la maison de nos hôtes, vers 20h45. Aucun bruit, c’est la pleine campagne. Après une douche rapide nous nous retrouvons à table avec eux et débutons par un agréable verre de pineau des Charentes avant de poursuivre par quelques plats bien consistants. Nous refusons poliment un dernier verre, il est déjà 23h, et demain une autre belle étape nous attend.

Mardi 10 avril 2007: 2ème étape
Saint Père-en-Retz (Loire-Atlantique) – Condéon (Charente) 290 km

Notre hôtesse a pris la peine de s’occuper de nous ce matin à 5h30 pour le petit déjeuner, c’est rudement sympa. On décolle vers 6h10, par 4°C qui sont fort supportables.

7h: Arthon-en-Retz, une voiture nous double, c’est Jean-Paul Soulard, sariste qui nous salue et nous désigne la bonne route pour Saint Cyr-en-Retz. On s’égare un peu à la sortie de Machecoul, 2 km de perdus en aller-retour qui auraient pu finalement être annulés par l’emprunt d’une judicieuse petite route. On traverse Touvois, St Etienne-du-Bois, évitons finalement Mouilleron-le-Captif et arrivons directement à La Roche-sur-Yon en milieu de matinée. Contrôle, Coca, thé, on repart vers 10h40 pour Mareuil puis enfin de petites routes par Frosse et Ste Gemme. Le relief plat, une température agréable et le vent latéral nous permettent de rouler assez correctement, nous sommes dans les temps à Marans pour la pause repas. Je déguste la même pizza surgelée que la veille, c’est visiblement le même fournisseur !

On repart à 14h pour Surgères par de belles routes plates. Contrôle au bistrot et on retrouve plus loin quelques bosses avant St Jean-d’Angely. Le vent est carrément avec nous, on atteint Cognac dans les temps en roulant entre 28 et 30 km/h. A la faveur d’un feu rouge Jean-Pierre nous gratifie d’une belle séance de sur-place, comme à son habitude lorsqu’il y en a un.

Nous quittons une forte départementale à Cierzac pour la tranquillité des petites routes le long du Né. De hameaux en hameaux nous arrivons au contrôle de Barbezieux vers 20h. Cette ville possède un château remarquable mais l’heure n’est point aux visites. Tout va bien, 18°C, plus que 10 km pour atteindre notre gîte à 3 km de Condéon. Nous sommes très bien reçus et dégusterons notamment ce soir du foie gras poêlé, du magret de canard, les fromages régionaux et une tarte aux mirabelles…

Mercredi 11 avril 2007: 3ème étape
Condéon (Charente) – Saint Jory (Haute-Garonne) 268 km

Nous avons retrouvé la veille Jean-Luc et son épouse. Celui-ci va nous accompagner jusqu’à Perpignan, c’est un bon compagnon de route.

Nous partons vers 6h10, par 9°C, en ayant bien petit-déjeuné, notre hôtesse s’étant levée pour s’occuper de nous. L’étape facile de la veille est bien finie, nous retrouvons assez de bosses, surtout en empruntant les routes forestières après Servanches. Nous ne nous sommes pas perdus, malgré l’absence de signalisation au milieu des forêts. Le contrôle en pleine ville de Bergerac nous ramène à la civilisation, on grignote un bon morceau de 10h30 à 11h.

De nouveaux des bosses pour gagner Castillonnes, Cancon. Nous repoussons la pause prévue et ne déjeunerons qu’à Villeneuve sur Lot, vers 13h40. Ce sera pour ma part hors d’œuvres, un confit de canard fort délicieux avec un fromage blanc au miel, rien à dire pour 11,50€…

Le contrôle de Laroque-Timbaut à 18 km est vite expédié. Puis nous contournons Agen par de petites routes, 3 km de bosses autour de la cité de Puymirol et nous redescendons et traversons la Garonne à Lamagistère. Le relief est de nouveau assez plat, on enroule facilement jusqu’à Auvillar, seule bourgade que nous allons visiter. La halle circulaire du XVIIIème et la place attenante sont en effet de toute beauté, et la vieille fontaine fonctionne encore…

Bourret : Bonne descente avec ralentisseur, le sac de Jean-Luc voltige gracieusement ! Gare derrière ! pas de chute, heureusement. On poursuit ensuite sur Verdun-sur-Garonne avant d’atteindre Grisolles, de nouveaux par une petite route qui serpente à travers les cultures.

C’est par la piste cyclable le long du canal latéral à la Garonne que nous arrivons à St Jory, terme de notre étape. Si nous évitons ainsi la forte circulation de la Nationale Agen-Toulouse, par contre nous dégustons des salades de moucherons pas prévues du tout au menu du soir !

Jeudi 12 avril 2007: 4ème étape
Saint Jory (Haute-Garonne) - Perpignan (Pyrénées Orientales) 222 km

Départ 7h10 aujourd’hui pour notre dernière étape. Il fait déjà bon – 9°C – et nous prenons la piste le long du canal pour rallier Toulouse. Dans la ville c’est pas triste, mais enfin nous trouvons la route directe qui mène à Castagnet-Tolosan. De là nous retrouvons la piste cyclable qui va jusqu’à Gardouch, 20 km sans voiture le long du canal, en compagnie d’un cyclo du coin.

Plus loin un élagage récent perturbe notre marche, un morceau de bois dans le dérailleur de Michel en brise net la vis. Dérive-chaîne, démontage et nous raccourcissons la chaîne d’un bon morceau pour la mettre sur un seul pignon. Cela tient jusqu’à Castelnaudary où siège un vélociste. A 14h, une réparation et un cassoulet plus tard, nous pouvons repartir pour les 140 km restants. De nouveaux des bosses après Villasavary jusqu’à Limoux.

La pluie a maintenant fait son apparition et ne va plus nous lâcher jusqu’à Perpignan. Le contrôle de Limoux me permet de prendre un peu d’avance sur mes compagnons qui préfèrent se reposer un moment en cassant la croûte dans un bistrot. Ils me rattraperont 25 km plus loin, à la sortie de Rennes-les-Bains où je décide enfin de me changer. Je suis trempé, il fait froid, les vêtements chauds et les jambières seront bien utiles. Marc décide de rester avec moi tandis que les autres nous attendront de l’autre côté du col de Linas, à St Paul-de-Fenouillet. C’est fort sympa de sa part, je ne serai pas seul en cas de panne sur ce secteur de 28 km.

Le col est bien franchi, il ne nous reste plus qu’à descendre par les gorges de Galamus. Aucune visibilité, brouillard total, dommage, le site est magnifique par beau temps. La route est par endroit très étroite et extrêmement sinueuse, il vaut mieux ne pas croiser trop de véhicules !

St Paul-de-Fenouillet, nous retrouvons nos compagnons qui s’oxygènent dans l’épaisse fumée du bistrot du coin. On en repart vers 20h, bien dans les temps et toujours sous la pluie. La route descend le plus souvent, aussi ne mettons-nous guère de temps pour rallier Perpignan, vers 21h30 nous sommes au commissariat. Si pour moi ce n’est qu’une diagonale qui s’est très bien déroulée dans un excellent esprit d’entraide, pour mes 3 amis Marc, Jean-Pierre et Michel, c’est bien plus, c’est l’aboutissement d’une superbe triangulaire. Je les remercie tous bien sincèrement de leur sympathie, de m’avoir accepté parmi eux et notamment d’avoir subi mes subites accélérations sans rien dire !

         Jean-Louis Borach

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