Quelle énergie, le cycliste!

d'après MdB. (dernière mise à jour le samedi 12 février 2000)

Le cycliste chevauche un engin exceptionnel. En considérant la dépense énergétique nécessaire au déplacement, le diagramme ci-dessous montre que l'homme à pied est bien placé et que les chevaux (mulets, ânes, dromadaires, lamas, etc.) qui furent pendant des siècles son seul autre moyen de transport ne lui procurent pas un gain notable d'un point de vue énergétique. Ainsi l'homme à pied ou l'homme à cheval parcourent dans la journée des distances équivalentes de l'ordre de 25 à 35 km.

Les moyens mécaniques modernes (trains, avions, automobiles, etc.), qui épargnent jusqu'à un certain point la fatigue du déplacement ne conduisent à aucun gain sur le plan énergétique.

Par contre, miracle, l'assemblage astucieux d'une dizaine de kg de tube d'acier (ou de dural, de titane, etc.) permet au cycliste de diviser par 5 la quantité d'énergie consommée (0,15 cal/g/km au lieu de 0,75), en deçà des meilleures réalisations de la nature (dauphins, saumons) qui consomment 0,4 à 0,6 cal/g/km.

Le cycliste vient donc au premier rang en terme d'énergie consommée.

Comme par ailleurs sa vitesse a été multipliée par un facteur de 4 à 5 : 15-25 km/h au lieu de 3-5 km/h, on peut dire que la bicyclette multiplie par un facteur d'au moins 20 l'efficacité en terme de déplacement par rapport à la marche à pied.

Dans le domaine des transports, la bicyclette se présente donc comme une invention majeure jusqu'à présent inégalée. Il est important de comprendre que c'est le concept qui est remarquable, la réalisation, si elle est importante d'un point de vue fiabilité, confort, esthétique, etc., ne peut en rien modifier les ordres de grandeur indiqués. Autrement dit, la variabilité due à l'instrument reste très inférieure à celle due à l'homme ou à la femme qui l'actionne, ce qui relativise grandement toute la "littérature" (réclame) vantant telle ou telle réalisation.

Nota : la comparaison entre rendement énergétique d'un être vivant et d'une machine thermique est difficile et à vrai dire n'a guère de sens, les termes des quotients étant totalement différents.

Enfin, si l'on peut envisager d'étendre l'utilisation de la voiture à une importante minorité d'humains (2 ou 3 milliards), des problèmes de pollution et de quantité d'énergie disponible (avec nos connaissances actuelles) s'opposent à sa généralisation à une population de 10 milliards d'humains. La bicyclette ne connaît pas ces limitations.

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