Histoires !

(dernière mise à jour le dimanche 26 novembre 2000)

Voici trois histoires. Les deux premières sont vraies, la troisième est bien trouvée.

1. Le building et le baromètre

2. Microsoft contre General Motors

 

3. L'interrogation surprise

Le building et le baromètre (transmis par J.H.)

Un professeur de physique du début du 20ème siècle raconte:

- Un de mes collègues professeurs a estimé qu'il doit donner un zéro à la copie d'un de ses étudiants sur une question de physique alors que l'étudiant réclame un vingt. Perplexe, ce collègue professeur a décidé de me consulter en tant qu'arbitre. La question est la suivante:

" Montrez comment il est possible de déterminer la hauteur d'un building à l'aide d'un baromètre."

L'étudiant a répondu :

"- On monte en haut du building, on attache le baromètre au bout d'une corde qu'on fait glisser jusqu'à ce que le baromètre touche le sol, puis on la remonte et on mesure la longueur de la corde. Cette longueur de corde donne la hauteur du building. "

L'étudiant pense avoir répondu juste et complètement à la question. D'un autre côté, mon collègue professeur ne peut pas lui mettre ses points sinon l'étudiant aurait une bonne note en physique sans avoir montré de connaissances en physique.

Avec mon collègue professeur, j'ai donc proposé une autre chance à l'étudiant en lui donnant six minutes pour répondre à la question avec l'obligation pour lui d'utiliser des connaissances de physique.

Après cinq minutes, l'étudiant n'ayant encore rien écrit, je lui ai demandé s'il voulait abandonner. Il m'a répondu avoir beaucoup de réponses à cette question et qu'il cherchait la meilleure d'entre elles. Je me suis excusé de l'avoir interrompu et lui ai demandé de continuer. Dans la minute qui a suivi, il s'est hâté de me répondre:

" - On place le baromètre à la hauteur du toit. On le laisse tomber et on mesure son temps de chute avec un chronomètre. Ensuite en utilisant la formule : x=1/2 gt2, on trouve la hauteur du building. "

A ce moment, j'ai demandé à mon collègue s'il voulait abandonner, ce à quoi il m'a répondu par l'affirmative et a donné une bonne note à l'étudiant.

En quittant le bureau de mon collègue, j'ai rappelé l'étudiant car il avait dit avoir plusieurs solutions à ce problème.

"- En effet, m'a dit l'étudiant, il y a plusieurs façon de calculer la hauteur d'un building avec un baromètre. Par exemple, on le place dehors lorsqu'il y a du soleil. On calcule la hauteur du baromètre, la longueur de son ombre et la longueur de l'ombre du building. Ensuite, avec un simple calcul de proportion, on trouve la hauteur du building. "

" - Bien, lui ai-je dit, et les autres solutions?"

" - Il y a une méthode assez basique que vous allez apprécier. On monte les étages avec un baromètre et en même temps on marque la longueur du baromètre sur le mur. En comptant le nombre de traits, on a la hauteur du building en longueurs de baromètre. C'est une méthode très directe. Bien sûr, si vous voulez une méthode plus sophistiquée, vous pouvez pendre le baromètre à une corde, le faire balancer comme un pendule et déterminer la valeur de g au niveau de la rue et au niveau du toit. A partir de la différence de g, la hauteur de building peut être calculée. De la même façon, on l'attache à une grande corde et en étant sur le toit, on le laisse descendre jusqu'à peu près le niveau de la rue. On le fait balancer comme un pendule et on calcule la hauteur du building à partir de la période de précession."

Finalement, il conclut :

" - Il y a encore d'autres façons de résoudre ce problème. Probablement la meilleure est d'aller au sous-sol, frapper à la porte du concierge et lui dire : " j'ai pour vous un superbe baromètre si vous me dites quelle est la hauteur du building. "

J'ai ensuite demandé à l'étudiant s'il connaissait la réponse que j'attendais. Il a admis que oui mais qu'il en avait marre du collège et des professeurs qui essayaient de lui apprendre comment il devait penser.

Sachez que l'étudiant était Niels Bohr (Prix Nobel Physique en 1922) et l'arbitre Rutherford.(Prix Nobel Chimie vers 1910)

 

Microsoft contre General Motors (transmis par C.M.)

Lors d'un salon informatique (ComDex) de la fin des années 90, Bill Gates a comparé l'industrie informatique et l'industrie automobile pour obtenir la conclusion suivante:

" - Si General Motors (GM) avait eu la même progression technologique que l'industrie informatique, nous conduirions aujourd'hui des autos coûtant 25 dollars et qui parcourraient 1000 miles avec un gallon d'essence."

Lors d'une conférence de presse, General Motors (par la voix de Mr Welsh en personne) a fait à ces propos la réponse que voici:

" - Si General Motors avait développé sa technologie comme Microsoft, les voitures que nous conduirions aujourd'hui auraient les propriétés suivantes:

1) Votre voiture aurait un accident sans raison compréhensible 2 fois par jour.

2) Chaque fois que les lignes blanches seraient repeintes, il faudrait racheter une nouvelle voiture.

3) Occasionnellement, une auto quitterait l'autoroute sans raison connue. Il faudrait simplement l'accepter, redémarrer l'auto et reprendre la route.

4) Parfois, lors de manœuvres particulières, comme par exemple prendre une courbe a gauche, l'auto ferait un simple tout droit puis refuserait de repartir. Pour cela, il faudrait procéder à un échange standard du moteur.

5) Les autos ne seraient livrées qu'avec un seul siège, car il faudrait choisir entre "Car95" et "Car NT". Chaque siège supplémentaire devrait être commandé à l'unité.

6) Macintosh développerait des voitures fonctionnant à l'énergie solaire, fiables, cinq fois plus rapides et deux fois plus légères. Mais elles ne pourraient emprunter que 5% des routes

7) Les témoins d'huile, de température et de batterie seraient remplacés par un unique témoin "Défaillance Générale".

8) Les sièges exigeraient que chaque passager ait la même taille et le même poids.

9) L'airbag demanderait "Etes-vous sûr?" avant de s'ouvrir.

10) Occasionnellement la condamnation centralisée de la voiture se bloquerait. Vous ne pourriez alors la rouvrir qu'au moyen d'une astuce, comme par exemple simultanément tirer la poignée de porte, tourner la clé dans la serrure et d'une autre main attraper l'antenne radio.

11) Général Motors vous forcerait à acheter avec chaque voiture un jeu de cartes routières Deluxe de la société Rand McNally (depuis peu filiale de GM), même lorsque vous ne souhaitez pas ou n'avez pas besoin de cartes. Au cas ou vous ne prendriez pas cette option, la voiture roulerait 50% moins vite (ou plus). A cause de cela GM deviendrait une cible fréquente de procès.

12) A chaque fois que GM sortirait un nouveau modèle, chaque conducteur devrait réapprendre à conduire, car aucune des commandes ne fonctionnerait exactement comme dans les modèles précédents.

13) Enfin, il faudrait appuyer sur le bouton "Démarrer" pour stopper le moteur."

 

L'interrogation surprise(d'après les énigmes de Shéhérazade de Raymond Smullyan chez Flammarion)

Un lundi matin, un professeur dit à ses élèves:

"- Je vous donnerai une interrogation un jour de cette semaine, vendredi au plus tard, mais ce sera une interrogation surprise, c'est à dire que vous ne saurez pas à l'avance quel jour elle aura lieu."

Voici le raisonnement que tint un élève particulièrement perspicace:

"L'interrogation ne peut avoir lieu vendredi, parce que si jeudi à la fin des cours on ne l'a pas eue, alors c'est qu'elle a lieu le lendemain et donc ce n'est plus une surprise. Donc l'interrogation aura lieu jeudi au plus tard. Mais si mercredi à la fin des cours on ne l'a pas eue, alors c'est qu'elle a lieu jeudi puisque j'ai déjà prouvé que jeudi est le dernier jour possible, et donc l'interrogation le jeudi n'est plus une surprise. Donc l'interrogation aura lieu mercredi au plus tard. Par la même argumentation, j'élimine le mercredi, le mardi et le lundi et ma conclusion est que nous n'aurons pas d'interrogation du tout."

L'élève ayant énoncé son raisonnement et sa conclusion au professeur, celui-ci, vexé dit alors: "Nous allons la faire maintenant"

Et l'élève fut bien surpris ! 

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