Humeurs !

(dernière mise à jour le mercredi 7 janvier 2015)

Voici des humeurs en guise de libres propos, parfois des commentaires que j'ai laissés sur le ô combien riche blog de Fabrice Nicolino.

Charlie-Hebdo et les larmes de crocodile(7 jan. 2015)
Auto restriction(16 fév. 2013)
Gigantisme du Tour de France(6 fév. 2013)
Notre-Dame des Landes(15 nov. 2012)
Campagne électorale(22 mars 2012)
Journal "La décroissance"(4 juin 2010)
Perversion du pouvoir(13 jan. 2010)
Claude Allègre(20 fév. 2009)
Curieuses Economies(25 nov. 2008)
Un certain 11 septembre(11 sept. 2008)
OL-land(2 fév. 2008)


 Charlie-Hebdo et les larmes de crocodile   (7 jan. 2015)

Il est 18h.
Je viens d'apprendre en rentrant de Lyon l'assassinat de mes amis par la pensée Charb, Cabu, Tignous, Wolinski, Onc'Bernard que j'apprécie pour certains depuis l'époque de Hara-Kiri, et plusieurs autres dont les noms n'ont pas été cités. "Charlie Hebdo" que je lis régulièrement est avec "La Décroissance", un des rares journaux dignes d'intérêt vendus sur la place publique. On y trouve d'autres très bonnes signatures dont j'espère qu'ils ou elles continueront à nous informer et nous faire réfléchir.

J'accuse le pouvoir politique, président Hollande, premier ministre Valls, et ministre de l'intérieur Cazeneuve :
1) de n'avoir rien fait pour empêcher ce drame (deux ou trois malheureux agents des forces de l'ordre, une voiture qui a servi de cible, bravo !)
2) de le récupérer en versant des larmes de crocodile et en appelant à l'unité nationale.

Car bien au delà de quelques satires bienvenues sur les religions, Charlie c'est surtout, par des articles de fond ou par des reportages, la parole à ceux qui dénoncent les puissances économiques, les lobbies financiers et tout ceux qui veulent saloper la terre, de Notre Dame des Landes au centre d'enfouissement nucléaire de Bures en passant par l'EPR de Flamanville, le Center-Parcs de Roybon, l'OL-Land, la neige artificielle, les nanoparticules, l'élevage industriel, l'agriculture bourrée de pesticides et tant et tant de cochonneries, pardon pour les cochons.

Et tout ces lobbies n'ont pas besoin eux de tuer Charlie-Hebdo car avec leurs obligés politiques au pouvoir qui brandissent le chantage à l'emploi permanent et qui sont incapables de concevoir un autre système de société, ils savent que pas grand chose ne peut contrecarrer ces projets mortifères qui leur rempliront les poches, cf. le discours de F.Hollande avant-hier lundi matin 5 janvier 2015 qui a dit, cet enfoiré, je cite à peu près de mémoire :
"Une fois que les recours contre Notre-Dame des Landes auront été épuisés, l'aéroport se fera ..."

Nos hommes et femmes politiques au pouvoir ou dans l'opposition sinusoïdale ou frontiste peuvent donc continuer à verser des larmes de crocodile sur le drame de ce jour pour les uns, et à appeler à la délation pour les autres :

Demain je porterai un brassard noir en hommage à tout ce qu'est Charlie-Hebdo et je les emmerde plus que jamais !



 Auto restriction   (16 fév. 2013)

1) Tout d'abord un constat.
A une échelle locale, concrète, ce dont tous les riverains de voirie ou presque se plaignent, ce sont les nuisances générées par le trafic, par la circulation comme on disait naguère.
Sur les routes et dans nos rues, cette circulation est composée massivement de véhicules à moteur à explosion, en particulier des automobiles et des poids lourds, mais aussi des 4x4, des camping-cars, des camionnettes, des cars, des bus, des motos, des scooters, des quads et j'en oublie !

Pour tous ces engins, et à des degrés divers selon le type, le modèle, l'encombrement, la vétusté, selon l'utilisation qui en est faite et en particulier le niveau de respect du code de la route, etc., la gêne est occasionnée par :

- une forte pollution sonore : bruits de moteurs, bruits aérodynamiques, bruits de roulements sur la chaussée, voire klaxons etc.
- l'insécurité engendrée pour les piétons, les usagers des modes doux, les enfants, les animaux domestiques ou non (chats, hérissons, etc.), insécurité à la fois ressentie et bien réelle puisqu'elle se traduit par des dizaines de morts et des centaines de blessés graves en France tous les ans lors de collisions avec les engins précités,
- l'emprise démesurée d'espace, que ce soit dans les déplacements et les stationnements et que ceux-ci soient autorisés ou abusifs, etc.
- la pollution atmosphérique et olfactive : l'émission de gaz nocifs ou irritants (NOx et compagnie), l'émission de particules salissantes (genre noir de fumée), irritantes voire cancérogènes (PM10, PM2,5),
- la pollution visuelle : un assemblage de ferraille et de plastique, même peint en rouge vif, en gris métallisé ou en blanc nacré, c'est laid et plus c'est gros plus c'est laid,
- l'émission de gaz à effets de serre même si ceux-ci ne sont pas immédiatement ressentis par le riverain en tant que destructeurs de l'équilibre thermique de la terre,
- l'encouragement à l'individualisme, au déni de l'existence d'autrui et à la compétition, entretenus par des publicités qui vantent le véhicule comme un cocon dans lequel on peut ignorer son prochain qui aura d'ailleurs acheté le même véhicule et exacerbés par des médias serviles qui se complaisent à relater les exploits de tel ou tel prétendu "champion" de formule 1, de rallye, de rallye raid, de course moto sur circuit ou autre.
- etc.

2) Ensuite deux questions.
Première question : que se passerait-il si chacun d'entre nous réduisait immédiatement son utilisation de ces engins :
à la fois directement : par exemple en divisant par deux son propre kilométrage :
- que ce soit en pratiquant le covoiturage et dans ce cas il faudrait que quatre voitures transportant six personnes soit remplacées par deux voitures transportant six personnes,
- que ce soit par l'utilisation de transport en commun -mais pas pour faire plus de km-,
- que ce soit en pratiquant un mode doux : marche à pied, vélo ou autre chaque fois que c'est possible,
- que ce soit en ne multipliant pas les déplacements inutiles,
- mais aussi en s'appliquant à rouler de façon apaisée, courtoisement, et avec respect absolu du code de la route et en particulier des limitations de vitesse dont on sait que ce ne sont pas des vitesses recommandées mais des vitesses maximum autorisées,
- etc.

et à la fois indirectement en privilégiant une utilisation et une consommation de produits locaux, ne nécessitant pas une grande distance de transport, chose certes plus facile à évaluer pour des fruits et légumes que pour un livre, un cahier, une chaise, une bouteille de limonade ou un paquet de lessive !

Et à présent la deuxième question :
Que se passerait-il si la société dans son ensemble s'organisait différemment et ne donnait plus la priorité absolue à la satisfaction la plus rapide de tous les besoins consuméristes, en particulier arrêtait le flux tendu et le zéro-stock qui impliquent sur la voirie des camions en permanence et augmentait la part de la prise en charge du coût sociétal et d'infrastructure des voiries par ceux qui les utilisent ?

3) Et enfin une conclusion sous forme d'alternative.
Se poser les deux questions précédentes, et surtout y répondre, c'est modifier de façon sensible et contraignante notre mode de vie parce que tous, ou presque, nous aimons :

"appuyer sur un bouton pour avoir immédiatement ce que nous voulons, surtout que nous payons pour ça",

schéma de pensée bien illustré par l'utilisation de l'électricité et de l'eau chaude mais aussi par :
- le moteur à explosion,
- l'internet,
- le téléphone mobile,
- la télévision,
- etc.
et nous nous fichons bien des nuisances que cela entraîne du moment que leur niveau nous reste supportable ou mieux qu'elles sont reportées chez les autres.

Or les autres (autres individus, autres groupes humains, autres sociétés) ne peuvent limiter leurs propres nuisances que si nous-mêmes limitons les nôtres, sinon nous n'avons aucun argument de valeur à leur opposer :
Pourquoi eux se priveraient-ils et pas nous ? Sauf à se faire la guerre, mais la guerre est une réponse qui engendre des nuisances d'un niveau sans commune mesure par son intensité avec celles précitées.
Ne pas se poser les deux questions précédentes, et surtout, ne pas y répondre, c'est accepter que la société motorisée à outrance continue sa marche en avant et par conséquent accepter que dès que les budgets sont trouvés, se fassent tous les ouvrages dont nous contestons la réalisation par exemple dans la région de Lyon :
un TOP, une ouverture de Voie Romaine, un barreau A89-A6, une A45, un COL, un 3ème niveau autoroutier dans le grand Est de Lyon, etc.

A nous de choisir, à notre niveau, individuellement, par petits groupes, collectivement, nationalement, internationalement.
A la lumière de nos propres activités, à commencer par les miennes, je suis assez pessimiste quant à la cohérence de nos choix individuels. Je le suis tout autant pour celle de nos choix collectifs même si quelques rares élus, hélas à contre-courant, essaient de faire évoluer nos mentalités et celles de nos décideurs.


 Gigantisme du Tour de France (6 fév. 2013)

Le cycliste mordu et pratiquant que je suis avec plus de 400 000 km dans les jambes, ce qui à 56 ans bientôt n'est certes pas un exploit, passionné de course cycliste depuis toujours, s'oppose au gigantisme qui accompagne ces courses cyclistes.
On peut citer deux exemples consternants parmi d'autres :
- le dragage accéléré du port de Porto Vecchio (Corse du Sud) et les dégradations consécutives visibles et invisibles dénoncées par l'association "U Levante", cf. article de Fabrice Nicolino dans Charlie Hebdo du 30 janvier 2013,
- le passage prévu au col de Sarenne (Isère) à 2000 m d'altitude, site jusqu'à présent préservé de l'appétit des bâtisseurs, cf. l'explication détaillée par Matthieu S. :
http://atla.over-blog.com/article-non-au-passage-du-tour-de-france-2013-sur-la-route-pastorale-de-sarenne-gr54-111699995.html .

Je rêve d'un Tour de France où la cohorte motorisée serait considérablement réduite :
- une voiture suiveuse par équipe au grand maximum,
- une ou deux voitures pour la direction de course,
- quelques motos pour les gendarmes,
- un ou deux véhicules pour l'assistance médicale,
- la camionnette balai,
- quatre ou cinq motos de presse banalisées et celles de la SFP.

Je rêve également d'une caravane publicitaire réduite à une dimension raisonnable, ne distribuant que des gadgets recyclés ou recyclables, utilisant des véhicules alimentés par une énergie renouvelable, et renforcée pourquoi pas par des cyclistes jouant à leur avantage le rôle pourtant peu valorisant d'hommes sandwiches.

Enfin je rêve que les automobiles et camping-cars de spectateurs, qui sont une véritable engeance pour nous autres amoureux du paysage, soient interdits sur les routes dangereuses ou en site sensible (haute montagne par exemple).

Évidemment, dans notre société commercialisée à outrance, ceci semble irréaliste, car les sponsors ne s'y retrouveraient pas. Et même les coureurs se plaindraient, arguant que l'équité entre coureurs ne peut être assurée sans un maximum de voitures et motos d'assistance. Pourtant l'incertitude du sport et des conditions de course avait un charme indéniable et a contribué à la popularité de ce sport. Un exemple emblématique en est dans les années 30 le Français René Vietto qui après avoir passé sa roue à son leader Antonin Magne reste en rade un long moment pensif sur un muret de pierre.


 Notre-Dame des Landes (15 nov. 2012)

A la veille de la grande manifestation d'opposition à l'implantation d'un aéroport sur le site de Notre-Dame des Landes, les opposants à ce projet qui assurent une présence physique sur place, permanente ou temporaire, ont tout mon soutien, leur action est indispensable pour faire fléchir les décideurs.

Le combat n'est pas gagné d'avance, et pourtant les arguments contre ce grand projet inutile sont foison et ne se réduisent nullement à de l'anticapitalisme primaire, voir par exemple la courte lettre ouverte d'une association parmi de nombreuses autres :
http://paysagesdefrance.org/IMG/jpg/2012-10-25_-lettre-ouverte-jean-marc-ayrault-1.jpg ,
Un bon reportage sur la résistance sur place -un peu long mais poignant- est à voir sur :
http://www.youtube.com/watch?v=w0MN2nb9ofc (lien trouvé sur le site de France Info comme quoi il ne faut pas désespérer de cette radio qui semble par ailleurs assujettie au lobby automobile).

Les seuls défenseurs que je trouve sincères de ce projet d'aéroport sont les habitants riverains de l'aéroport actuel de Nantes-Atlantique qui invoquent la gêne (bruit, pollution, risques, etc.) provoquée par le trafic des avions sur l'aéroport actuel et qui pensent qu'un aéroport en "rase" campagne éloigné de Nantes les soulagerait.
A eux, il faut dire et répéter: NI ICI NI AILLEURS :
la solution n'est pas dans la délocalisation ou le déport des nuisances !
La solution est dans l'élimination des nuisances : réduisons de façon significative le transport aérien !

En tant qu'individus, ne prenons jamais l'avion, refusons l'achat ou l'utilisation de biens transportés par avion et faisons-le savoir !


 Campagne électorale: j'ai fait un rêve (22 mars 2012)

Une campagne électorale présidentielle, c'est forcément important et sérieux.

Certains parmi nous ont même la faiblesse de croire que le résultat des élections qui en découle peut changer le cours de notre histoire ! Ce à quoi d'autres, cyniques ou réalistes répondent que si les élections devaient modifier l'histoire de notre société, archétype de ce système occidental et désormais mondialisé, elles ne seraient pas organisées.

En effet le pouvoir qui la contrôle est basé sur la collusion entre les systèmes financier, économique, industriel, médiatique, politique, militaire, policier et ce pouvoir protéiforme ne peut pas prendre le risque d'être déstabilisé, sauf à en sortir renforcé.
La plupart des candidats sont liés directement à ce pouvoir et ceux qui ne le sont pas directement n'ont aucune chance de s'en affranchir car ce pouvoir est bien plus fort qu'eux. Ce pouvoir les tient par ce à quoi ils ou elles lui sont redevables, et si jamais ils ou elles voulaient s'en affranchir un peu, ce pouvoir saurait trouver en nous un allié décisif, nous qui pour la plupart, animés par notre propension conservatrice à ne voir que notre propre intérêt égoïste et à court terme, ne courrons jamais le risque de remettre en cause ni la possession de nos objets, ni notre confort de vie acquis !
Dans ce système, c'est l'avoir ou le néant ...

Aujourd'hui j'ai fait un rêve:
Le printemps est là,
l'air est pur,
aucune eau n'est plus polluée,
les terres agricoles sont exemptes de produits chimiques,
les océans sont des réservoirs de biodiversité,
les déchets nucléaires sont en voie de désintégration définitive,
les abeilles pollénisent,
les armes en tout genre sont détruites,
les perturbateurs endocriniens ne perturbent plus,
les catastrophes naturelles n'ont plus que des causes naturelles,
les êtres humains ne font plus de compétitions,
et s'intéressent au bien-être de leur congénères,
les milliards d'objets inutiles en tout genre de notre société de consommation sont recyclés et leurs composants restitués à la nature,
à commencer par les automobiles,
les piétons reprennent les rues,
France Info ne parle plus de la Formule 1 ni du championnat du monde des Rallyes,
la plupart des écrans s'éteignent,
dans les rues on entend les gens chanter,
on voit les gens s'adresser les uns aux autres plutôt qu'à des petits rectangles lumineux,
j'ai vingt-cinq ans,
ou dix ans ou cent ans ou cinquante ans ou quatre-vingts ans, peu importe
car je continue à rêver ...

que des programmes électoraux s'intéressent au fond des choses et pas à toujours plus de productivité et de pognon...


 Journal "La décroissance" (4 juin 2010)

Vincent Cheynet est un ancien publicitaire, et d'une certaine façon, cela lui donne du crédit et des arguments en tant que "casseur de pub".

J'achète et je lis de façon irrégulière le journal "La Décroissance", mais je vais acheter le dernier numéro, car comme il parle de "Planète sans visa", voilà qui me donne envie de le lire !
Dans ce journal, certains articles me semblent parfois contestables, tels que ceux souvent anti-malthusiens de Vincent Cheynet justement, et ceux du grand chef théoricien Paul Ariès, qui me passent au dessus de la tête comme on dit dans les cours de récréation...

Toutefois, ce journal a des rubriques intéressantes telles que "l'objet que vous n'achèterez pas ce mois" ou les témoignages de vies à l'écart de la grande consommation, et on y trouve plein d'infos en vrac sur les aberrations de notre société de gabegie.

Ce journal encourage également des actions - certes symboliques - telles que la semaine sans écrans de mars dernier ou telles que que la Marche décroissante contre le grand prix de Formule 1 de Magny-Cours en 2005. Les marcheurs -beaucoup de jeunes- étaient partis de Lyon, et en tant que voisin, j'avais assisté après le boulot à la première étape au camping au dessus de Vaugneray. Il y avait beaucoup de naïveté là-dedans, mais aussi beaucoup de ferveur.

Bref, comme toujours, rien n'est simple à moins que tout ne soit trop simple !


 Perversion du pouvoir (13 janvier 2010)

Il y a clairement un gros câble qui relie les ténors du PS (Parti Socialiste), les ténors de l’UMP (Union pour un Mouvement Populaire), les ténors des appareils les plus divers et les ténors du libéralisme -ultra ou non-.

Si entre eux, ces gens en général ne s’aiment pas, c’est parce qu’ils ou elles ont de gros égos et qu’ils n’aiment que leur propre personne ou leur proche entourage qui sait comment les flatter ou les attendrir.

Mais ils savent jusqu’où ne pas aller trop loin dans leurs discordances et leurs apparentes querelles car il leur faut avant tout préserver le système -tout en faisant semblant de le réformer à la marge pour nous faire croire à leur utilité- puisque c’est lui qui les nourrit grassement.

A la sempiternelle question : "Est-ce le pouvoir qui pervertit les humains ou les humains qui pervertissent le pouvoir ?", je ne vois malheureusement guère de réponse réjouissante...


 Claude Allègre (20 fév. 2009)

Quitte à hurler avec les loups, ce qui n'est certes pas révolutionnaire, mais mieux vaut hurler avec eux que les braconner comme ça a été le cas récemment, voir http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3607 , quitte à hurler donc, contre Monsieur Allègre, j'ajouterai qu'il y a neuf ans, en 2000, Monsieur Allègre avait dit que l'on pouvait bien alléger le programme de mathématiques des collèges puisque ce qui était essentiel était que le jeune en fin de 3ème sache se servir d'une calculatrice !
Je ne retrouve pas de site vidéo de cette prestation, mais on peut sur ce sujet, consulter par exemple les liens de l'époque:
http://www.lexpress.fr/informations/les-mauvaises-reponses-de-l-eleve-allegre-la-reponse-de-l-express_637075.html
ou
http://membres.lycos.fr/sauvezlesmaths/Textes/sauvageo.htm
ou encore
http://www.geocities.com/Athens/thebes/8739/toulouse_00.htm

Je n'étais pas encore prof de maths à l'époque, je n'étais qu'ingénieur. Je le suis devenu depuis, et l'un de mes amis responsables d'un bureau d'études en profite pour m'apostropher régulièrement en ces termes:

" - Marc, interdis l'utilisation de la calculatrice à tes élèves de collège ! Les jeunes Bac + 2 ou Bac + 4 que j'embauche et qui sont pourtant de formation scientifique ou technique ne savent plus calculer: hésitants en calcul automatique, souvent incapables de calcul mental, ignorants en calcul posé, dépassés par les ordres de grandeurs ou les conversions d'unités. Par contre, ils sont à l'aise devant un clavier et un écran tant qu'il n'y a pas d'interprétation non prévue par le logiciel à faire par la suite…"

Puis-je répondre à cet ami que si dans nos actes quotidiens ou professionnels:
1) nous ne nous en remettons pas systématiquement à des machines,
2) nous exerçons notre esprit critique,

alors nous risquons d'être en contradiction avec les propos et les agissements de cet ancien ministre !


 Curieuses Economies (25 nov. 2008)

Il est assez curieux que le mot d'économie ait deux significations si opposées. D'après mon dictionnaire:

Economie 1ère signification: Soin à ne dépenser que ce qui convient. Contraire de gaspillage, prodigalité.
Exemple: vivre à l'économie: sans beaucoup dépenser.

Economie 2ème signification: Ensemble des faits relatifs à la production, à la circulation, à la répartition et à la consommation des richesses dans une société.
Exemple: avoir une économie florissante: produire et vendre à tout va (ça c'est moi qui l'ajoute)

Ce qui est bien malheureux dans nos sociétés actuelles, la société française en particulier, c'est que tous nos gouvernants, qu'ils aient été élus dans l'allégresse ou la résignation peu importe, n'utilisent la 1ère signification que pour favoriser la 2ème signification. En clair:

En parler d'économiste tendance Marseille-Parisot:
"réduire la dépense publique pour libérer le marché"

En parler du bistro du coin (le mien de bistro):
"sabrer dans les biens et services publics en croyant qu'on va faire toujours plus de profits"

Comme l'a dit Jean-Marie Pelt à son excellente conférence de Craponne le dimanche 9 novembre 2008, je cite à peu près de mémoire:

"- Je ne suis pas devenu économiste, car lors du premier cours d'économie auquel j'ai assisté, on m'a dit que le but de l'entreprise était de faire du profit, alors que je croyais que le but de l'entreprise c'était de faire des bons produits ou services, de satisfaire des clients, des employés, accessoirement un patron, etc."


 Un certain 11 septembre (11 sept. 2008)

Est-ce raisonnable d'ériger puis de travailler et/ou de vivre dans des constructions de plusieurs dizaines voire centaines de mètres de haut autrefois nommées gratte-ciels ? Est-ce raisonnable ?

Est-ce raisonnable de circuler dans des engins à quelques centaines de mètres - et plus souvent quelques km - au dessus du vide, engins communément nommés aéroplanes ? Est-ce raisonnable ?

Et si nous refusions de vivre et/ou de travailler au-delà d'une hauteur accessible régulièrement et normalement à pied, soit un deux trois voire quatre étages selon chacun, tout en construisant des ascenseurs pour atteindre ce ou ces 2, 3 ou 4 étages pour ceux qui ne peuvent faire autrement (handicap, âge, meubles, etc.) ?

Et si nous refusions de monter à bord d'engins volants parfaitement identifiés comme sources de nuisances multiples, sonores, visuelles, de gaspillage, d'individualisme, etc. ?

Et si nous humains, êtres vivants actifs ou inactifs, délaissions ce qui est élaboré par des individus ou des sociétés au comportement balançant entre celui du démiurge et celui de l'apprenti-sorcier ?

Alors nos comportements seraient-ils aussi erratiques, et leurs conséquences seraient-elles aussi dévastatrices de notre environnement et de nous-mêmes ?

Evidemment avec ces "si", ce qui s'est passé le 11 septembre 2001 et les jours qui suivirent n'aurait pas eu lieu, et du coup les médias du monde entier auraient fait moins d'audience, vendu moins de pub, moins de papier, et du coup c'est la sacro-sainte croissance et le PIB qui en auraient pris un coup !
Ceci ne m'empêche pas bien sur de condamner moralement, au sens de la morale laïque, ce qui s'est passé ce jour là.

Quant au Chili [en référence au coup d'état sanglant du 11 septembre 1973 à Santiago], dont j'ai parcouru en 1998 une partie du pays lors d'un périple de Santiago à Lima à vélo, c'est en effet un pays incroyable de diversité.
En 1998, Pinochet était encore vivant et avait encore ses supporters et ses détracteurs, j'en rencontrais des deux "camps".

Au fait, pour rentrer en France de ce voyage à vélo travers la cordillère des Andes, je pris l'avion pour la dernière fois de ma vie …


 OL-land (2 fév. 2008)

Ici à Lyon, capitale régionale qui souhaite rivaliser dans la vanité avec Manchester, Milan et Barcelone, not'bon maire officiellement de gauche Collomb Gérard est depuis quelque temps tout fier de parader aux cotés de Aulas Jean-Michel.

Aulas Jean-Michel, c'est vous le savez sans doute, le Monsieur au look de clown blanc qui dégaine plus vite que son ombre contre les méchants arbitres quand ceux-ci sifflent une faute contre l'OL au risque de faire baisser le cours de l'action OL, ben oui quoi, c'est le patron de l'OL -Olympique lyonnais-, le club de football de Lyon.

Collomb Gérard donc, est à ses côtés pour annoncer que l'OL aura bientôt un grand stade à Décines, avec un grand complexe consuméro-hôtelier, qu'on appelle ici un OL-land.

PS (si j'ose dire): plus d'infos sur le méritant site http://www.carton-rouge-decines.fr/ et pour ceux qui aiment la langue de bois sur http://gerardcollomb.blogspot.com/

PPS: Comme le dit Carton Rouge:
"Faisons du sport pour être en forme, et non pour engraisser des profiteurs de la crédulité du peuple qu'ils méprisent."

Accueil | Plan du site | Haut de page